Mercredi 4 février 2009
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17:27
Souvenez-vous, il y a quelques temps, tous ces taxis en grève qui manifestaient afin de préserver leurs acquis et protéger leur profession ! Et bien aujourd'hui encore, je ne peux que
m'insurger contre ces derniers, et tout particulièrement nos chers taxis parisiens qui se foutent carrément de nous et n'hésitent pas à vous passer devant, tout en étant libre, sous prétexte de ne
pas être passé par le service de réservation ! Tout simplement injuste, ce comportement tyrannique prouve à quel point cette corporation abuse de ses prérogatives. Il est temps que cela change
!
Aujourd'hui encore, comme tout parisien lambda désireux de se rendre d'un point à un autre, je décide, pour mon confort personnel (je l'avoue) de prendre un taxi afin de retourner le plus vite
possible à mon bureau après un déjeuner d'affaire. Me voici donc Boulevard Hausmann, dans le VIII, à héler un taxi espérant que, dans ce quartier d'affaires, un taxi s'arrête à ma demande. Que
nenni ! Au bout de 10 minutes et quelques 40 taxis passés devant moi dont au moins la moitié à vide, je suis toujours seul sur mon trottoir à désespérer !
Aussi je décide de téléphoner à la centrale de taxi à laquelle je suis un abonné prioritaire (avec surcoût de la communication bien sûr !) afin de commander un taxi. Oh joie, oh désespoir ! 5
minutes, 7 minutes, 10 minutes...
Toujours personne au bout de la ligne si ce n'est cette voix que je ne supporte plus et qui me raconte que ma compagnie de taxi est heureuse de nous proposer des taxis écolo, et tout le toutim
!
Cela fait maintenant 20 minutes que je suis sorti de ce restaurant et enfin une hôtesse me répond et m'explique qu'ils sont très demandés et qu'ils ne peuvent pas répondre à tout le monde en même
temps et que si je trouve cela trop long, je n'ai qu'à prendre les transports en commun ! (point sur lequel elle a plus ou moins raison mais sur lequel je ne lui ai jamais demandé son avis).
Quoi qu'il en soit, voici au bout de 7 à 8 minutes (comme on vous le précise à chacune de vos réservations) arrive enfin mon taxi avec au compteur quelques 5 euros déjà affiché (que je ne me
plaigne pas, nous sommes en journée !) justifiés par le fait qu'il y a un service de réservation (si on y ajoute les frais de communication téléphonique, c'est en effet un sacré service qui nous
est offert !).
Destination mon bureau enfin et là, de nouveau (et ce n'est pas la première fois) : méga surprise ! Nous voici en partance pour Saint-Germain alors que je lui ai demandé de m'amener certes sur la
même rive, mais de l'autre côté ! Je l'interroge donc et reçois pour simple réponse que c'est le chemin le plus court ! Agacé à souhait, je lui explique alors que malgré mes airs de "plouc", cela
fait plus de 10 ans que je roule dans Paris, que je suis même assez modernisé puisqu'ayant un GPS, que le trajet qu'il aurait du faire, je l'ai fait maintes fois auparavant, et pour finir, qu'il
faudrait que les taxis parisiens arrêtent de nous prendre pour des vaches à lait !
Entre l'obligation de passer par une centrale de réservation (sous peine de dépérir au pied des bornes de taxi devenues désormais purement décoratives), le coup supplémentaire engendré par ces
centrales de réservation, les détours volontaires des chauffeurs (sans qu'on leur ai demandé pour autant de nous faire visiter la ville), les primes de nuit ou de sortie de la capitale (supposant
une entrée dans une zone à risque), et j'en passe des meilleures, la moindre course affiche désormais facilement les 20 Euros ! Est ce vraiment normal ?
Encore une fois, le taxi ne m'est pas imposé et il est vrai que je pourrai me contenter du métro, mais là encore, c'est mon choix ! Je veux bien payer une prestation de service, chose tout à fait
normale, mais j'en ai marre que ces chers taxis nous imposent leurs lois tout en en profitant pour nous dépouiller à chaque fois !
Heureusement, dans le lot, il reste quelques taxis sympathiques, que vous pourrez prendre "au vol". Certains même, aujourd'hui encore vous autorise à fumer à l'intérieur - super pour les fumeurs
sortant d'un aéroport et d'un long vol où l'abstinence était de rigueur -, etc. Preuve qu'il reste un peu d'humanité dans cette profession !
Pour ma part, après mon envolée lyrique dans la voiture, mon chauffeur du jour m'a écouté, s'est excusé et m'a même gratifié d'une remise de 6 Euros !
Comme quoi si râler demeure typiquement français, cela reste néanmoins utile de temps en temps !